« Le retour des jihadistes à leurs pays d’origine est une question qui se pose non seulement pour la Tunisie, mais aussi pour d’autres pays », a affirmé Mohsen Marzouk, secrétaire général de Nidaa Tounes, mercredi 2 septembre 2015 sur Express Fm.
« Les trois plus grands pays en Europe ont, selon les estimations, le même nombre de terroristes combattant à l’étranger que la Tunisie. C’est pour dire qu’il s’agit bien d’une problématique internationale », a-t-il ajouté.
M. Marzouk classe ces terroristes en trois catégories. Une catégorie prête à combattre « jusqu’à la dernière goutte de sang ». Une deuxième qui serait intéressée par le retour au pays pour semer le chaos « comme ce fut le cas en Algérie où on a transplanté la guerre » et une troisième catégorie qui, peut-être, solliciterait le pardon ou la « réconciliation ». Comment faut-il traiter avec ses combattants ?
Il n’y a qu’un seul traitement qui vaille, c’est de procéder de manière ferme et rigoureuse, a répondu Mohsen Marzouk. « Il faut un traitement sécuritaire qui soit rigoureux et sans aucune pitié », a-t-il martelé. Toutefois, le traitement pourrait être plus souple avec les novices s’ils se repentissent et reconnaissent qu’ils étaient partis sur un mauvais chemin. « Mais, faut-il d’abord le prouver. C’est pour cela qu’il faudrait coordonner avec les services de renseignements étrangers », a-t-il conclu.
E.Z.










