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Dhafer Néji : Habib Essid estime que la liberté d’expression est une ligne rouge

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    Le conseiller de la présidence du gouvernement chargé de l’Information et de la Culture, Dhafer Néji, a rétorqué au communiqué du syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) dans une déclaration à Shems Fm aujourd’hui, jeudi 18 septembre 2015. Dans le cadre de l’émission « La Matinale », M. Néji a répondu aux questions de Zina Zidi au sujet de la position du gouvernement face aux accusations du SNJT.

     

    A noter que le SNJT a émis un communiqué en date du 16 septembre dans lequel il insiste pour que « l\’attribution de licences reste du ressort de la HAICA et ce, par le décret 116 ». Il s’agit d’une réaction à la proposition du ministre des Technologies de l’Information et de la Communication et de l\’Economie numérique, Noômane Fehri, stipulant que les autorisations de diffusion dans le secteur audiovisuel devraient être délivrées par le gouvernement et que la HAICA ne devrait avoir qu’un rôle de modération. Une proposition jugée « entrant dans le cadre d’une tentative du gouvernement de Habib Essid pour renverser un corps constitutionnel et limiter la liberté des médias », selon le texte du communiqué.

     

    Tout en exprimant son étonnement de voir de telles accusations portées par le syndicat, Dhafer Néji affirme que la présidence du gouvernement a toujours entretenu d’excellents rapports avec le SNJT et avec les journalistes tunisiens en général. Il ajoute qu’il a, suite à la publication de ce communiqué, pris contact avec le SNJT qui lui a certifié que le cabinet de Habib Essid n’était nullement visé mais que les journalistes avaient peur de voir leurs libertés menacées.

     

    M. Néji souligne, par ailleurs, que « étant donné la situation politique délicate que connait le pays aujourd’hui, tout communiqué public doit être rédigé de manière responsable ». « Je défie tout journaliste, opérant dans n’importe quel média, de prouver qu’il a subi des pressions de la part de la présidence du gouvernement, dans le cadre de son travail.  Bien au contraire, Habib Essid considère que la liberté d’expression est une ligne rouge ».

     

    S.T.

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