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Neila Selini dit avoir été traitée de mécréante dans les locaux de IFM, le présentateur dément

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    L’universitaire et spécialiste en civilisation islamique, Neila Selini a annoncé, jeudi 28 avril 2016, sur les ondes de Radio Kelma, qu’elle a été harcelée puis agressée, lors de son passage sur IFM. Mme Selini a fait savoir qu’elle a été invitée par Moez Toumi, avec l’accord préalable de n’être que l’unique participante à l’émission. Sauf qu’après 30 minutes, Mokdad Mejri  est arrivé au studio. « C’est pour cette raison que je me suis  retirée », a-t-elle ajouté.

    En quittant le studio, l’universitaire assure qu’un individu la suivait, en la filmant. Elle a indiqué que cette personne l’a agressée verbalement, en la traitant de « mécréante » et d’ »ennemie du Coran ».

     

    Au vue de ces graves accusations, Business News a contacté, Moez Toumi qui a démenti en bloc les propos de Neila Selini. Le présentateur de IFM a indiqué qu’il n’y a eu aucun accord pour que son invitée soit la seule personne présente au studio et qu’il se réserve le droit, en tant que journaliste d’animer son émission comme il se doit.

     

    « Mme Selini n’a pas été harcelée. Le fait est qu’elle n’a pas accepté la présence de Mokdad Mejri et a tenu à partir. Ce qui fût. Quant au harceleur, il n’en est rien, du moins pas à notre connaissance, puisque l’une des journalistes a accompagné l’universitaire jusqu’en bas ».

    Moez Toumi précise que les locaux de la radio se trouvent dans un bâtiment abritant plusieurs autres entreprises. De ce fait, il serait possible qu’elle ait été agressée en dehors des locaux, a-t-il souligné.

     

    On rappellera que l’universitaire a essuyé une campagne de dénigrement après son passage à une émission TV, où elle a critiqué la décision du ministre de l’Education de dispenser aux élèves, des cours pour l’apprentissage du Coran durant les vacances estivales. Une position qui lui a valu une pique du ministre des Affaires religieuses, la défiant la défiant de pouvoir réciter correctement un verset du Coran en public, « si elle parvient à le faire, je ne démissionnerai pas, mais je quitterai, définitivement, la Tunisie », avait-il martelé.

     

    I.L.

     

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