Près de trois mois après la révélation de l’affaire du conteneur belge, qui avait défrayé la chronique, le premier concerné, en l’occurrence le propriétaire belge dudit conteneur, Philippe Reyes, est enfin apparu, samedi soir du 30 avril 2016, sur le plateau « RDV9 » de la chaîne « Attessia ».
Ainsi, quelques jours après une énième conférence de presse des services de la Douane confirmant que les armes retrouvées dans le conteneur étaient bien réelles, M. Reyes a tout démenti affirmant que les seules armes réelles étaient personnelles, destinées pour son usage privé, et qu’il en avait besoin puisque, bijoutier de son état, il devait avoir un minimum d’armement pour se défendre.
D’un simple coup de balai, il a tout fait tomber à l’eau évoquant une « machination montée de toutes pièces par un personnage qui harcelait sa compagne tunisienne allant jusqu’à la menacer d’accuser son compagnon belge de trafic d’armes ». Autrement dit et à en croire le Belge, il faut enquêter ailleurs car il n’a rien à se reprocher, se transformant même d’accusé en accusateur.
Bon à rappeler que le 10 février 2016, la douane tunisienne annonçait avoir réussi une importante découverte dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, et ce en mettant la main sur un conteneur en provenance de Belgique, et au moment de son arrivée dans la ville de Nabeul le 9 février, sur une grande quantité d’armes et de munitions. La version est démentie plus tard. L’opinion publique apprenant qu’il s’agit, non pas d’armes, mais de jouets. Le feuilleton se poursuit quand les autorités reviennent pour dire que le conteneurs transportait bel et bien des armes… Entre-temps, le Belge et ses « complices » sont libérés.
S.H










