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Habib Essid : Si l’intérêt du pays nous dicte de partir, nous partirons

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    Le chef du gouvernement, Habib Essid, a accordé une interview ce matin du vendredi 3 juin 2016, à Wassim Ben Larbi sur radio Express Fm, en direct de la Kasbah. Sans pour autant confirmer les rumeurs quant à son éventuel départ imminent de la présidence du gouvernement, Habib Essid a affirmé que « si l’intérêt du pays nous dicte de partir, nous partirons ».


    Aux questions insistantes de Wassim Ben Larbi de savoir si le chef du gouvernement envisageait de quitter son poste, Habib Essid a déclaré: « Tout ce qui importe c’est l’intérêt du pays ». Et d\’ajouter dans le même ordre d\’idées :« Ce ne sera pas la fin du monde si Habib Essid démissionnait […] personne n\’est indispensable!»

    On rappellera que plusieurs informations ont laissé entendre depuis mi-mai que Habib Essid pourrait quitter la présidence du gouvernement avant début ramadan.

     

    Le chef du gouvernement est aussi revenu sur la proposition émise hier par Béji Caïd Essebsi quant à l’idée d’un gouvernement d’union nationale, affirmant que les prérogatives du président, conférées par la constitution, lui permettent de poser ce genre de proposition et qu’il est tout à fait normal que ce genre d’initiative soit émis.  Il a aussi précisé qu’une réunion est prévue lundi afin de débattre de cette initiative avec le président de la République.

    Quant à la composition du futur gouvernement, il a affirmé qu’il y verrait toutes les parties réunies au sein de cette nouvelle formation et que des discussions seront engagées dans ce sens.

     

    A la question de savoir si le soutien de Béji Caïd Essebsi à son égard avait faibli, chose remarquée par le journaliste à travers l\’interview du président d’hier sur la Wataniya 1, Habib Essid a affirmé qu’il n’a pas eu cette impression et qu’il n’avait pas d’informations dans ce sens.

     

    Habib Essid est aussi revenu sur le volet économique du pays aujourd’hui, affirmant que la situation nécessitait « des mesures douloureuses mais nécessaires ».

     

    S.T.


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