Une nouvelle vidéo montrant un agent des forces d’intervention demandant un dessous-de-table fait actuellement le buzz sur les réseaux sociaux. La vidéo est récente et montre deux agents, appartenant visiblement aux brigades d’intervention rapide, exigeant du conducteur d’un véhicule de transport collectif la somme de quarante dinars.
Le conducteur et une passagère assise à ses côtés ne discutaient même plus le principe de la corruption et en sont arrivés à supplier l’agent pour ne pas payer la totalité de la somme, jugée élevée. Le montant correspondant à près de 15% du SMIG. Face à ce « marchandage », l’agent s’est mis à menacer de faire passer le véhicule de transport collectif à la fourrière, jurant ses grands dieux que personne ne pourra plus rien faire pour eux. « C’est pour cela que je vous dis réglez moi ici en douce, puis partez ! Donc c’est 40 dinars, ce que je vous dis, vous le payez ! J’ai juré que ce sera cette somme, vous n’allez pas me pousser à jeûner pour parjure ! Et vous connaissez le sens du parjure chez nous », a insisté l’agent.
Pendant ce temps-là, la passagère filmait discrètement la scène tout en s’interrogeant si ce manège était halal ou pas.
Mise à jour à 13h37 : Le ministère de l\’Intérieur a réagi immédiatement à la polémique créée par la vidéo et ce mardi 7 juin en milieu de journée. On apprend ainsi que l\’agent en question a été suspendu de ses fonctions en attendant sa traduction devant le conseil d\’honneur (et non conseil de discipline) qui prendra les décisions adéquates à son encontre. Il peut être carrément limogé ou bien suspendu pendant une durée determinée ou bien traduit devant la justice. Le conducteur peut, pour sa part, déposer plainte auprès du procureur de la République.
R.B.H










