Le porte-parole du parti Afek Tounes, Walid Sfar, a publié hier, lundi 4 juillet 2016, un post pour le moins surprenant qui a suscité des réactions pour le moins mitigées sur les réseaux sociaux. Certains l’ont qualifié de « courageux » alors que d’autres ont estimé ses proposé « très graves ».
Dans ce statut publié sur sa page Facebook le dirigeant Afek préconise, pour que la force de la loi soit rétablie dans le pays, d’adopter « la dictature républicaine ». Le mot est lâché ! Walid Sfar précise que le dictateur « est, durant la république romaine, un magistrat extraordinaire qui détient les pleins pouvoirs (imperium) pour un mandat qui ne peut, à l\’origine, excéder six mois ».
Il explique que « les Romains l\’instaurèrent dès la première décennie de la République pour gérer une situation d\’urgence le plus efficacement possible, après un désastre militaire ou durant une crise politique interne par exemple. Le dictateur est nommé par un des deux consuls en exercice après que le Sénat a approuvé le principe de la dictature. Les deux missions du dictateur, d\’ordre civil et militaire, revêtent la même importance aux yeux des Romains ».
Selon Walid Sfar, deux conclusions peuvent être tirées de l’exemple romain. D’abord qu’en République, « la dictature est un outil parfois nécessaire à la démocratie pour rétablir l\’ordre en période de chaos, à condition de mettre les garde-fous nécessaires. Sans ordre, une démocratie ne peut être ni efficace ni effective ». Ensuite, « comme nous vivons une situation comparable à celle décrite plus haut, nous pouvons et pour une période de 12 mois renouvelable une fois nommer un « dictatoris » au sens romain avec une seule et unique mission : Faire appliquer la loi! » souligne le porte parole d’Afek.
Evidemment les réactions ne se sont pas faites attendre et les indignations (mais aussi les messages de soutien) ont déferlé sur le compte de Walid Sfar qui a dû préciser qu’il s\’agit là d\’une réflexion personnelle sur la situation actuelle et qu’il est inutile de la ramener au parti. Le porte parole d’Afek a néanmoins réussi là, à provoquer un débat sur une question « taboue », pourtant très posée dans les cercles de discussions, sur la formule miracle qui ferait, rapidement et efficacement, sortir le pays du bourbier.










