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Raoudha Karafi : Les juges entrent en grève générale

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    L’Association des Magistrats Tunisiens (AMT) a annoncé ce lundi 27 février 2017, par la voix sa présidente, Raoudha Karafi, la tenue d’une grève générale avec présence, dans tous les tribunaux de la République.

     

    Mme Karafi est en effet intervenue ce matin sur Shems FM où elle a fait l\’annonce suivante : « d’après la décision prise par l’assemblé générale du 19 février et en signe de protestation devant l’impossibilité de dialoguer avec le gouvernement en ce qui concerne le manque de moyens matériels des juges et la dégradation des conditions de travail dans les tribunaux, il a été décidé d’appliquer une grève générale avec présence à partir d’aujourd’hui! Elle concernera tous les juges sur tout le territoire tunisien ».

     

    La présidente de l’AMT a également dit que les causes qui ont poussé à la grève seront présentées lors d’une conférence de presse qui sera organisée au palais de justice ce lundi même à 11H. « Les affaires de mineurs ou bien encore celle concernant la fins des gardes à vues seront malgré tout traitées » a-t-elle ajouté lors de son allocution.

    Cette grève générale qui concerne aujourd’hui, les juges des ordres judiciaire, administratif et financier survient suite à un appel, resté sans réponse, fait au Chef du gouvernement de mettre en œuvre un plan d’urgence pour assurer les ressources nécessaires à mêmes de garantir le bon fonctionnement des institutions judiciaires.

     

    Lors de la conférence de presse organisée par l’AMT ce lundi 27 février 2017, les juges ont souligné dans un communiqué « leur incapacité d’assurer un procès équitable, compte tenu de leurs conditions de travail ». Ils relèvent également que six mois après la mise en place du nouveau gouvernement, ses membres, ministre de la justice inclus, n’ont pas encore demandé à rencontrer les membres de l’AMT ce qui en contradiction avec le principe de la participation et du consensus. Une situation qui a engendré une crise judiciaire sans précédent.

    « La crise engendrée par la mise en place du conseil supérieur de la magistrature (CSM) ne doit pas faire de l’ombre à la réalité de la dureté du travail dans les tribunaux ainsi que les difficultés matérielles auxquelles sont confrontés les magistrats, car les deux questions sont importantes et restent liées au principe d’indépendance de la magistrature et au droit d’avoir une justice équitable », peut-on lire dans le communiqué.

     

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