L’ouverture de la réunion constitutive du Front du Salut et du Progrès a été marquée, entre autres, par les deux allocutions de Slim Riahi, président de l’Union patriotique libre (UPL) et de Ridha Belhaj, leader du groupe dissident de Nidaa Tounes. Slim Riahi a d’abord tenu des propos virulents et directs contre le parti Ennahdha.
Pour lui, le Front et Ennahdha ont deux projets de société diamétralement opposés. « L’un est ouvert, tolérant, progressiste, moderniste et démocratique, l’autre est obscurantisme basé sur les principes religieux et le double discours », a-t-il indiqué tout en précisant qu’il préfère traiter avec Ennahdha du « Califat » qu’avec un parti au double langage.
M. Riahi a lancé, par ailleurs, des accusations directes contre Ennahdha comme étant « responsable des actions terroristes enregistrées dans le pays » allant jusqu’à révéler qu’il y a plus de 13 mille associations de bienfaisance qui « pratiquent le terrorisme social qui est à l’origine du terrorisme tout court et qu’il faut combattre, car il s’agit-là d’une manière de jouer sur la fibre de pauvreté des gens », selon ses propres termes.
Slim Riahi, à travers des allusions et des jeux de mots, s’est attaqué au nouveau parti, Al Badil, de Mehdi Jomâa qu’il a qualifié de « petit bureau d’études » et ses dirigeants « d’opportunistes ». Il a également dénoncé « cette manie des think tank pour faire de la politique qui doit se faire, plutôt, sur le terrain ». Pour sa part, Ridha Belhaj, a réitéré la nécessité de créer ce Front, « seul capable de faire face au projet hégémonique d’Ennahdha qui a fait main basse sur ce qui reste de Nidaa Tounes, accaparé par le fils du président de la République ».
Et d’enchaîner que le « Front du salut et du progrès s’avère être la principale voie qui peut mener vers la modération et le juste milieu, le modernisme et une Tunisie juste ».










