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Lamia Zribi : Je n’ai jamais parlé de dévaluation du dinar !

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    La ministre des Finances, Lamia Zribi, a tenu ce mardi 25 avril 2017, un point de presse « intimiste », où elle a expressément demandé à n’être ni photographiée ni filmée, pour s’exprimer sur la récente polémique suscitée par ses déclarations du 18 avril sur Express Fm.

     

    La ministre a expliqué qu’elle n’a jamais parlé de dévaluation du dinar et que ses propos ont été instrumentalisés pour mener une campagne de dénigrement à son encontre, à l’encontre de son ministère et à l’encontre du gouvernement.

     

    Mme Zribi a souligné, qu’elle n’a jamais déclaré que l’euro allait atteindre les trois dinars et n’a fait que relayer des avis d’experts sur le glissement du dinar. Elle a expliqué qu’elle avait bien précisé que la situation actuelle ne confirme pas ces « spéculations » notamment si on prend en compte les indicateurs positifs que ce soit ceux liés à la production, l’export ou au secteur du tourisme.

     

    La ministre des Finances a ensuite souligné que la politique de change est bien établie par le gouvernement et que la Banque centrale n’est qu’un acteur d’exécution, ajoutant que la valeur du dinar est déterminée sur le marché interbancaire et répond au principe de l’offre et de la demande. « Le glissement du dinar répond donc mécaniquement à cette règle et la hausse de la demande est due à l’aggravation du déficit, notamment commercial qui atteint un taux record de 3% » a-t-elle expliqué.

    Lamia Zribi a précisé que toute la campagne qui a suivi ses déclarations et qui n’est en aucun cas justifiée, « puisque menée par des personnes qui semblent ne pas avoir écouté les déclarations en question », a causé la panique et non les déclarations elles-mêmes.

     

    « J’ai été invitée sur Express Fm le 18 avril au matin et l’effet de panique provoqué par la campagne qui s’en est suivie a été perçu le 20 avril, si c’étaient mes déclarations qui avaient suscité le glissement du dinar ça n’aurait pas attendu 3 jours », a déclaré la ministre, et d’ajouter qu’à l’heure actuelle la valeur du dinar s’est stabilisée avec un taux de change de 1eur = 2,46dt.

     

    La ministre des Finances a expliqué que son « impopularité » n’est pas nouvelle et qu’elle est essentiellement due au travail effectué par le ministère que ce soit dans la lutte contre la corruption ou la réforme de la politique fiscale. « C’est une campagne menée par des gens qui veulent évoluer dans les eaux troubles » a-t-elle confié, ajoutant qu’elle est étonnée de voir des collègues et des personnes proches du gouvernement prendre part à cette campagne.

     

    A ce propos, elle a estimé que certaines parties n’ont pas respecté leur droit de réserve et se sont empressées de commenter ses propos, souvent avec des arguments techniquement incorrects. Sans nommer le Conseiller économique du chef du gouvernement, Taoufik Rajhi, la ministre a expliqué qu’il est faux de faire la comparaison avec la Thaïlande dans la mesure où les deux contextes n’ont rien en commun.

    « J’ai la conscience tranquille et des appels à mon limogeage, j’en ai vu d’autres notamment au moment de faire passer la Loi de finances ! Ces campagnes, que j’avais prévues, ne me détourneront pas de mes objectifs et de mon plan de réforme, car notre arme est la compétence et l’intégrité. Je tiens à rappeler que le salut de l’économie tunisienne repose sur les réformes profondes qui doivent être formulées et mises en pratique par toutes les parties, sociales et professionnelles » a enfin affirmé Lamia Zribi.

     

    Myriam Ben Zineb

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