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Tahar Ben Hassine : Que Youssef Chahed se dirige vers l’opinion publique pour avoir une couverture populaire !

« La scène politique est en train de changer rapidement ! Même si les sondages donnent les tendances, ces tendances ne sont pas figées dans le temps ». Cette déclaration de l’homme politique et président du parti Al Mostakbal, Tahar Ben Hassine, a été faite en marge de son intervention dans la matinale de Cap FM ce jeudi 13 juillet 2017, où il a évoqué les changements en cours sur la scène politique tout en analysant la guerre contre la corruption initiée par Youssef Chahed.

 

Tahar Ben Hassine a expliqué qu’il a quitté Nidaa Tounes en 2013 à cause de l’absence de légitimité dont souffrait sa base ainsi que ses dirigeants. « Ceci est en train de conduire le pays à la catastrophe » a-t-il déploré avant d’ajouter : « La guerre actuelle au sein de Nidaa Tounes est une guerre d’intérêts et non pas de leadership. Le professeur Béji Caïd Essebsi a pris les rênes du troupeau avec son fils. Ils se le sont divisé ».

 

Pour étayer ce qu’il dit, M. Ben Hassine a rappelé un discours du chef de l’Etat lors duquel il a dit : « Je ne veux pas faire de mal à mon fils ». « En quoi son fils peut nous intéresser? Est-ce que HCE a les capacités nécessaires pour diriger un parti ? Moi je dis non ! Il faut qu’on arrête ! » a martelé le dirigeant d’Al Mostakbal.

Il a également relevé que ni Ennahdha ni Nidaa Tounes ne sont en train d’appuyer Youssef Chahed dans sa guerre contre la corruption.

Lors de l’émission, M. Ben Hassine a dit souhaiter voir le chef du gouvernement se libérer des contraintes de son parti. « Qu’il se dirige vers l’opinion publique pour se constituer une large couverture populaire ! Ceci lui procurera la force nécessaire pour mener ce combat à son terme. Youssef Chahed aura alors emprunté un cheminement réellement révolutionnaire  » a-t-il proposé.

 

L’homme politique relève en outre que son jeune parti de 4 mois a déjà organisé des « meetings » pour soutenir cette lutte. « D’autre part, il y a des partis vieux de dizaines d’années qui ne se sont pas fait entendre sur le sujet » a-t-il noté avant de conclure : « Cette lutte déterminera le futur du pays ».

 

S.A

 

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