Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Slim Tlatli : Le gap dans le budget de l’Etat s’élève à 12 milliards de dinars !

Article réservé aux abonnés

    La situation économique du pays est difficile et la loi de finances pour l’année 2018 fait beaucoup parler ces derniers jours. Slim Tlatli, membre du bureau exécutif et chargé des dossiers économiques du Mouvement Machrouu Tounes, en a expliqué les causes lors de la matinale d’Express FM présentée par Wassim Ben Larbi, ce vendredi 29 septembre 2017.

    Il a dit : « De mauvais choix économiques ont été faits et aujourd’hui nous en payons les frais ! Avoir 10 gouvernements en 7 ans a causé une discontinuité et instabilité politique. Une stabilité nécessaire pour engager des réformes ! ».

    Il ajoute : « De plus toutes les hypothèses faites lors de la rédaction des lois de finances se révèlent être dépassées. Aujourd’hui par exemple, nous avons un gap dans le budget de l’Etat de 12 milliards de dinars. On va devoir trouver 2 milliards à travers des mesures et le reste via des prêts sur le marché intérieur et même extérieur avec des taux d’intérêts très hauts. De l’argent qu’on se fera prêter pour payer les fonctionnaires, combler les déficits des caisses de compensations et des sociétés étatiques. Ceci ne peut pas durer ! Nous devons entamer les réformes ! ».

     

    Lors de l’émission, Slim Tlatli a expliqué qu’en plus de ce déficit important, toutes les projections par rapport aux taux de croissance se sont révélées fausses. « Les taux de croissance que nous avons réalisé ont été en de ça des espérances, ce qui veut dire que nous avons créé moins de richesses que prévu » a-t-il relevé.

     

    Evoquant la privatisation des entreprises publiques, l’expert a révélé que la restructuration de ces entités doit se faire au cas par cas. Pour lui, si une entreprise publique perd de l’argent et que l’Etat lui couvre ses pertes c’est quelque part « une concurrence déloyale » par rapport aux entités privées du même secteur.

    « C’est toujours les mêmes qui payent ! Les salariés et la classe moyennes d’une manière plus générale. En revanche, l’argent il faut aller le chercher dans l’économie parallèle » a-t-il rétorqué.

     

    Aussi, M. Taltli a suggéré durant l’émission de réformer le régime forfaitaire. « Car une cafeteria dans un patelin ne devrait pas payer la même taxe, qu’une autre aux Berges du Lac de Tunis, par exemple ».

    Selon lui, l’augmentation des taxes et le glissement du dinar va amplifier l’inflation. « Nous nous retrouvons avec un pouvoir d’achat affaibli et donc le Tunisien consommera moins. Ceci impactera aussi sur l’investissement. Pas de consommation et pas de croissance ! ».

    Dans son discours, M. Tlatli a appelé le gouvernement à entamer des actions précises en 2018. « Il faut commencer à agir ! Et qu’on lance les réformes ! ».

     

    S.A

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *