« Les députés décideront mercredi si la Tunisie et deux autres pays devraient être inclus sur une liste noire d’États susceptibles d’être fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. Un vote qui fait suite à la réunion houleuse du lundi 29 janvier en commission des affaires économiques et monétaires » indique un communiqué du parlement européen publié hier, lundi 5 février 2018.
La Commission européenne a décidé d’ajouter la Tunisie, le Sri Lanka et la République de Trinité-et-Tobago à sa liste de pays tiers jugés comme ayant des failles stratégiques dans leurs systèmes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Les députés de la commission parlementaire ont décidé à une mince majorité de soutenir la décision de la Commission européenne. Le Parlement débattra de la question lundi et votera à ce sujet mercredi.
« Le Parlement dispose d’un pouvoir de veto sur la liste. Si une majorité de députés soutient l’objection, alors l’ajout de ces trois pays à la liste serait rejeté et la Commission européenne reviendrait à la liste existante » précise le communiqué.
« Emboitant le pas au GAFI, l’Union Européenne envisage d’inscrire la Tunisie sur la liste noire des états susceptibles d’être fortement exposés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme: est-ce le destin du pays de continuer à payer au prix fort et douloureux le laxisme des dépositaires du dispositif LBA/FT? » a écrit à ce sujet l’expert Samir Brahimi.
M.B.Z










