Le président de l’UTICA, Samir Majoul a vivement critiqué lors de son passage sur Mosaïque Fm ce mercredi 14 février 2018 les autorités qui ont acté le départ de Mustapha Kamel Nabli en 2012 de la tête de la Banque centrale de Tunisie.
« Pour quelles raisons l’ont-ils fait ? La situation aujourd’hui est-elle meilleure qu’en 2012 ? Qu’ils révèlent ces raisons maintenant ! », s’est interrogé le patron des patrons avant de regretter le fait qu’en Tunisie « quand on a une compétence, on l’éjecte ».
Samir Majoul affirme qu’il n’aurait pas fait ce choix s’il était au pouvoir en 2012 « nous, on veut les meilleurs à la tête des institutions de l’Etat et Nabli est une compétence mondialement reconnue » a-t-il martelé.
L’invité de Boubaker Ben Akkacha en a profité pour tacler Chedly Ayari en se demandant publiquement sur l’existence de décisions prises par la Banque centrale depuis 2012 pour relancer l’économie tunisienne : « Y a-t-il une seule mesure de relance prise par la BCT depuis 2012 ? On vit en plein enfer économique » a déploré Samir Majoul, qui a confirmé à demi mots que son organisation était pour le départ de l’actuel gouverneur de la Banque centrale et son remplacement par une personnalité « novatrice ».
Evoquant la situation économique du pays, Samir Majoul a affirmé que l’économie parallèle représentait la plus grande menace pour le pays, car elle nuit gravement à l’économie formelle et transparente, laquelle lutte désormais pour sa survie.
Dans ce sens, le patron de l’UTICA a appelé le gouvernement à soutenir les entreprises, qui représentent le « vrai trésor du pays » selon lui. En outre, M. Majoul a indiqué que son organisation était favorable à l’émission d’une nouvelle monnaie afin de réintégrer l’argent qui circule dans les réseaux parallèles dans l’économie formelle. « Nous sommes également pour le fait de permettre aux Tunisiens de posséder des comptes en devise » a ajouté le patron de l’UTICA.
Enfin, Samir Majoul a balayé d’un revers de main les lignes rouges posées par l’UGTT concernant la privatisation des entreprises publiques en affirmant non sans ironie qu’il était daltonien et que par voie de conséquent il ne voyait pas de lignes rouges : « Je n’ai pas de problèmes avec les lignes rouges, bleues ou jaunes, j’ai un problème avec le déficit chronique des institutions économique » a conclu le patron des patrons.
N.B.G










