« L’UGTT est un partenaire, son avis est pris en compte mais pas forcément appliqué » a indiqué, ce lundi 26 février 2018, Mehdi Ben Gharbia, ministre chargé des Relations avec les instances constitutionnelles et la société civile lors de son passage à la Matinale de Shems FM.
Le ministre a souligné, confirmant les déclarations données hier par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, qu’aucun remaniement ministériel n’est à prévoir dans la période qui vient, malgré l’appel de la centrale syndicale, et que « le gouvernement sait ce qu’il fait et où il va ».
Mehdi Ben Gharbia a, en outre, précisé que la réforme du secteur public est une priorité et qu’aucun effort ne sera épargné pour réhabiliter ce secteur qui constitue un gouffre financier pour l’Etat. Il a affirmé concernant la CPG, que les négociations sont en cours avec l’UGTT et que le gouvernement a préparé une panoplie de solutions pour désamorcer la crise dans le secteur, précisant que le dialogue ne doit pas être entrepris au détriment de l’avenir des 30.000 employés de la région. « Nous sommes un gouvernement fort mais pas impulsif et nous prenons en compte les doléances des citoyens quand elles ont une part de logique » a déclaré M. Ben Gharbia.
Quant à la guerre contre la corruption, le ministre a expliqué que certaines parties ont été lésées par la campagne menée par le gouvernement de Youssef Chahed et qu’il a été le seul à engager une réelle guerre contre la corruption dans le pays. « Youssef Chahed a été le seul à toucher aux grandes têtes qui se vantaient d’être plus fortes que l’Etat et de dicter leur loi ! Il a commencé cette guerre et les Tunisiens la poursuivront » a poursuivi Mehdi Ben Gharbia.
Le ministre a enfin relevé que la prochaine échéance municipale est d’une importance cruciale pour le pays « sur laquelle sont braqués tous les regards ». « Le gouvernement mettra tout en œuvre pour la réussite de ces élections, sinon les ministres ont le droit d’avoir une activité partisane s’ils le désirent, sans que cela n’ait un impact sur leur mission politique, pour cela aussi nous avons mis en place des mécanismes de contrôle… », a-t-il conclu.
M.B.Z










