Comme nous l’avons écrit dans nos éditions du 28 février et 1er mars, le député Imed Daïmi a menti dans sa dernière interview sur Shems FM et sur sa page Facebook quand il a parlé de la BFT et des créances du groupe de Lotfi Abdennadher et de Kamel Letaïef.
Les deux hommes d’affaires ont publié immédiatement des démentis catégoriques, mais cela n’a pas vraiment convaincu le député qui a préféré poursuivre l’injure et l’invective contre les médias qui ont relayé l’information.
Le groupe Abdennadher ne s’est cependant pas arrêté à la publication d’un démenti, il a envoyé tous les documents prouvant ses propos au député. On y lit, comme dans le communiqué, que les crédits souscrits par le groupe sont des crédits ordinaires qui ont été remboursés à hauteur de 85%. Les 15% restants sont en cours de remboursement comme l’indique l’échéancier convenu avec la banque et d’une manière ordinaire, comme le fait chaque banque avec l’un de ses clients. Le montant global est de 32 MDT, et on est donc très loin des 50 MDT dont parle le député puisque 85% de ce montant a déjà été remboursé.
Face aux preuves irréfutables, le député a eu l’honnêteté intellectuelle d’admettre publiquement son mensonge (qu’il présente comme erreur, alors qu’il parlait de preuves en sa possession) et a présenté ce vendredi 2 mars 2018 sur sa page Facebook des excuses en bonne et due forme au Groupe Abdennadher.
Quant à Kamel Letaïef, il peut toujours attendre des excuses, Imed Daïmi continue encore à l’accabler de tous les maux. Quelle preuve faut-il lui donner quand M. Letaïef affirme haut et fort qu’il n’a jamais possédé de compte bancaire à la BFT et a défié publiquement Imed Daïmi d’appuyer ses dires par une preuve. Des chèvres même si elles volent, dit un célèbre dicton tunisien.
R.B.H











