La grève des étudiants, des internes et des résidents dure depuis plus d’un mois. Les enseignants, les membres des conseils scientifiques et les doyens ont jusque-là manifesté leur soutien à ce mouvement et ce publiquement, dans les assemblées générales et dans toutes les réunions officielles.
Une fois les demandes administratives satisfaites (statut des internes et résidents, le service civil) l’Académie a rejoint les négociations au ministère de la Santé en présence des représentants de l\’Organisation Tunisienne des Jeunes Médecins (OTJM). Dès la première réunion le 5 mars 2018 et en moins de deux heures de négociations, les doyens ont accepté toutes les demandes formulées par les étudiants concernant la réforme, dont particulièrement la séparation des diplômes.
Le diplôme de docteur en Médecine sera délivré après la soutenance publique de la thèse, et ce afin de faciliter et d’activer le travail de la commission purement académique à laquelle sera confiée cette mission.
Il était convenu que cette commission soit constituée par un arrêté ministériel dans un délai de dix jours afin qu’elle puisse avoir un caractère officiel. Au cours de cette même réunion, les points du service civil n’ont pas été du tout abordés, ni celui du statut d’ailleurs puisqu’ils étaient réglés selon l’affirmation des concernés.
Une deuxième réunion a eu lieu le 9 mars au siège du ministère avec comme objectif de finaliser les décisions relatives aux demandes académiques et de signer l’accord permettant la levée de la grève. Durant cette réunion, un procès-verbal (PV) d’accord a été proposé par l’autorité de tutelle. Ce PV a bien délimité dans le temps les échéances de la révision des textes législatifs relatifs à la réforme des études médicales de 2011 et 2015.
Les représentants de l‘OTJM ont exigé un engagement de la part du Premier ministère et du président du gouvernement pour faire paraître le texte avant le début de l’année universitaire 2018/2019 et cette mission a été confiée au ministère de la Santé. Alors que tout évoluait favorablement, les représentants de l’OTJM ont soulevé de nouveau une révision des accords préalables concernant le service civil, demandant à ce que la vérification des critères d’exemption et les procédures inhérentes soient traitées par le ministère de la Santé et non par le ministère de la Défense.
Concernant ce point, le ministère de la Santé s’est engagé à assurer une médiation et un plaidoyer auprès du ministère de la Défense. Les discussions étaient alors bloquées, alors que les demandes académiques ont été satisfaites. Ce blocage devient vraiment incompréhensible. La situation est devenue très grave, les étudiants ont des échéances importantes (cours, stages, examens, concours) qu’il devient difficile de rattraper. C’est là une responsabilité qui nous incombe à tous.
Cordialement,
Vice-Doyen de la Faculté de Médecine de Sfax, Pr Riadh MHIRI
Doyen de la Faculté de Médecine de Sousse, Pr Hédi KHAIRI
Doyen de la Faculté de Médecine de Monastir, Pr Raoudha BOUSSOFFARA
Doyen de la Faculté de Médecine de Tunis, Pr Mohamed JOUINI










