Invité sur Shems FM ce mardi 13 mars 2018, l’économiste Ezzedine Saïdane a tiré la sonnette d’alarme sur la situation des finances publiques en Tunisie. Ainsi, il a affirmé que l’Etat tunisien a été dans l’obligation de contracter un prêt avec un taux d’intérêt de 6% auprès des banques tunisiennes (publiques en particulier) pour financer les salaires du mois de mars 2018. Si les banques sont bénéficiaires en Tunisie, explique Saïdane, c’est uniquement à cause du fait qu’elles prêtent de l’argent à l’Etat, d’où leur incapacité à financer les investisseurs et les entrepreneurs tunisiens. « Les banques en Tunisie sont devenues des banques rentières », déplore l’expert.
Revenant sur la récente décision de la BCT d’augmenter son taux directeur, l’économiste a expliqué que cette hausse était une solution inéluctable pour contrer les effets de l’inflation en Tunisie, « c’est la seule solution dont dispose la BCT face à une inflation galopante » a ajouté l’invité de Shems FM.
Aussi, Saïdane espère que cette décision aura l’effet escompté sur l’épargne, qui a perdu 12% de sa valeur ces dernières années « le Tunisien n’a tout simplement plus les moyens de mettre de l’argent de coté » a commenté l’expert.
Réagissant enfin aux propos du gouverneur de la Banque Centrale qui appelle à la fin de la séance unique, l’économiste a indiqué que le véritable problème réside dans le rendement du salarié et fonctionnaire dans son travail et non dans le nombre d’heures travaillées.
N.BG










