Le dossier pour inscrire l’ile de Djerba sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité est en voie de préparation. Lancée en 2012, l’initiative a mis du temps à se concrétiser. « Mohamed Zine el Abidine a donné un sérieux coup de pouce au dossier » a déclaré ce vendredi 23 mars 2018, Naceur Bouabid, secrétaire général de l’Association pour la sauvegarde de l’ile de Djerba, lors d’une conférence organisée au siège de la SNJT (Syndicat National des Journalistes Tunisiens).
L’accord signé en 2017 entre l’Institut national du patrimoine et ladite Association et où paraissent également plusieurs ministères permet aux responsables d’entamer les procédures pour la préparation du dossier qui devrait être déposé fin décembre 2019 et qui sera étudié par des experts internationaux. « En tout, 18 mois sont nécessaires pour finaliser la procédure » a assuré M. Bouabid. Selon lui, cette opération est couteuse mais permettra d’intégrer ce patrimoine « unique au monde » dans la dynamique économique du pays.
« Et puis il ne suffit pas d’intégrer les structures choisies au patrimoine mais il faut également proposer un plan de gestion de ces biens » a-t-il également dit avant de souligner que le système d’occupation du sol à Djerba est unique. « Une exception dans l’aire géoculturelle méditerranéenne ».
« Les sites inscrits au patrimoine mondial font généralement l’objet d’une exploitation touristique mettant en avant cette inscription. Le chiffre de 20% de fréquence touristique supplémentaire est souvent cité. Il s’agit d’un atout énorme pour l’image de marque d’un lieu, qui sera noté et valorisé dans les guides touristiques du monde entier » souligne-on dans la brochure distribuée ce vendredi à l’occasion de la conférence.
S.A










