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TFB : l’appel d’offres aurait été jugé infructueux

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La cession des 49% appartenant à l’Etat tunisien dans la banque tunisienne de droit français Tunisian Foreing Bank (TFB), aurait échoué, apprend Business News de sources proches du dossier.

L’ouverture du capital social de la TFB au profit d’un partenaire stratégique a été lancée en novembre dernier via un appel d’offres pour la cession d’un bloc d’actions et/ou une augmentation de capital, portant sur 49 % du capital social et des droits de vote de la banque.

Si plusieurs acteurs tunisiens et étrangers ont retiré le dossier, très peu auraient déposé d’offres. D’après les sources de Business News, il n’y aurait eu que deux soumissionnaires, un pool d’investisseurs 100% tunisiens et un groupe étranger. Il était question que le géant algérien Condor soumissionne à cet appel d’offres, ainsi que le groupe tunisien Poulina (information que dément le groupe qui n\’aurait jamais manifesté d\’intérêt pour la TFB). Même que Poulina a cédé l’ensemble de ses parts dans Magasin Général pour dégager du cash et participer l’achat de la TFB. Ces derniers jours, une entreprise proche des dirigeants de Poulina a acquis des parts importantes dans le capital du premier brasseur tunisien (SFBT) et on parle de son intérêt d’acquérir l’hôtel Le Palace à Gammarth.

 

Sauf que les deux offres n’auraient pas répondu aux attentes de l’Etat tunisien qui s’apprête (ou qui a déjà décidé) à déclarer officiellement l’appel d’offres de la TFB infructueux. Une réunion de la Carep s’est tenue lundi dernier sous la présidence de Youssef Chahed pour pencher sur le dossier et aboutir à cette décision. Il paraitrait, selon nos informations, que Faouzi Abderrahman (ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi) aurait pesé dans cette décision, aidé en cela par la représentante de la Banque centrale de Tunisie qui tenait à voir une banque ou un pool bancaire ou financier entrer dans le capital. Quel rapport a M. Abderrahman avec ce dossier ? On l’ignore !

On n’en sait pas davantage, non plus sur les raisons réelles qui ont fait que le chef du gouvernement décide (ou en voie de décider) de déclarer infructueux l’appel d’offres. Une chose est sure, c’est qu’il y a un silence total des autorités sur ce dossier, alors que la réunion de la Carep s’est tenue il y a une semaine déjà.

 

D’après les informations collectées par Business News, ici et là, le soumissionnaire étranger n’aurait pas fait preuve de suffisamment de transparence, ce qui aurait abouti au rejet de son offre. Quant au pool tunisien, il aurait proposé un changement total de l’orientation de la banque, avec un nouveau plan qui transformerait totalement la TFB et lui permettrait de toucher davantage de Tunisiens à l’étranger, d’éponger ses dettes et de se moderniser. Nos sources nous rappellent que la TFB a quelque 80 millions d’euros de pertes cumulées.

Un observateur très avisé attire notre attention que le fait même d’obtenir deux offres est un miracle en soi, car la TFB traine beaucoup de passif, a de grosses difficultés avec la Banque de France (qui risque de lui retirer sa licence d’exploitation) et a dans son capital des banques publiques qui ne vont pas faciliter la tâche au nouvel entrant, quand bien même il possèderait 49%. Il est clair, par ailleurs, que le nouvel entrant ne va pas chercher un coup financier avec son achat, mais un changement complet du modèle économique de la banque et c’est ce point qui aurait fait tiquer nos autorités. Ces mêmes autorités qui s’attendaient à voir entrer le groupe Poulina (avec Amen Bank) dans la course.

 

Que va-t-il se passer maintenant ? En attendant que l’Etat tunisien fasse preuve de la transparence nécessaire et communique déjà sur l’issue décidée au premier appel d’offres, il semblerait que l’on étudie la question de céder quelque 65% du capital au nouvel acquéreur et que l’on va faire l’impasse sur son identité. En clair, on pourrait accepter que le nouvel acquéreur ne soit pas un partenaire stratégique.

 

N.B.

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