L\’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) a organisé, dans la soirée du samedi 24 mars 2018, une cérémonie de remise de prix aux « 100 futurs leaders de l\’année ».
La soirée fût toutefois entachée par quelques couacs liés à l’organisation. Apparemment préparée dans la hâte, la liste des 100 « futurs leaders » n’a été rendue disponible qu’aujourd’hui, lundi 26 mars 2018. Les « lauréats », dont nombreux étaient inconnus du grand public n’ont même pas été présentés et ne le sont toujours pas dans la liste publiée.
Très serrés par le temps et constatant le départ prématuré de nombreuses personnes de l’Acropolium où se déroulait la cérémonie, les organisateurs ont « expédié » la remise des prix qui avait pris des airs de marathon où la parole ne fût que très peu donnée aux récompensés. Encore aujourd’hui nous ignorons tout de certains primés, à part leur nom et la catégorie dans laquelle ils ont été « inscrits ». Nous ignorons également sur quelle base cette sélection a été faite et si un « jury » a été mobilisé pour désigner les lauréats qui ont de surcroît reçu un « diplôme » pollué par une faute d’orthographe largement moquée par les internautes.

Le départ n’a pas été très prometteur pour cet évènement qu’on veut inscrire dans la durée. « L\’évènement, dans sa première édition, est l\’occasion de mettre en route une nouvelle habitude et lancer un nouvel élan d\’espoir et d\’optimisme là où il y\’en a vraiment et là où les appels au défaitisme n\’ont aucun écho » n’a pas manqué de souligner le directeur de l\’ITES, Néji Jalloul.

Un message partagé et confirmé par le secrétaire d\’Etat auprès du ministre de la Jeunesse et des Sports chargé de la jeunesse, Abdelkodous Saadaoui, qui a rappelé l\’importance d\’un tel évènement pour insuffler de l\’énergie positive aux jeunes leaders mais aussi à tous ceux qui œuvrent pour une Tunisie meilleure.
De nombreux jeunes talents ont ainsi été récompensés dans des catégories aussi diverses dont l\’art et la culture, les dirigeants, presse et médias, justice et sécurité, société civile, ou encore les sciences. L’absence d’explications sur le choix des « candidats » a largement été discutée avant et après la tenue de la cérémonie et Néji Jalloul a, tant bien que mal tenté de noyer le poisson dans l’eau, précisant que la liste des 100 n\’est pas exhaustive et qu’il s\’agit d\’un premier pas pour mettre de plus en plus de jeunes leaders sous les projecteurs…
M.B.Z










