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Noureddine Taboubi fustige le gouvernement à Gabès

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« L’union qui a sauvé la révolution ne sera plus jamais remise dans un cadre limité comment c’était le cas durant l’époque novembriste. On nous dit qu’on se politise, nous ne nous sommes jamais intéressés à la politique ou aux enjeux électoraux. Cela dit, Farhat Hached n’a pas été assassiné pour avoir demandé des augmentations mais pour avoir enraciné une conscience chez les travailleurs et la conscience est un danger pour ceux qui veulent nous spolier de nos droits » a déclaré le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, lors de son discours donné ce jeudi 19 avril 2018, lors du congrès régionale de centrale syndicale à Gabès.

 

Sur le sujet de la crise du secteur de l’enseignement secondaire, Noureddine Taboubi a affirmé que tout sera entrepris « quoiqu’il en coûte » pour réussir l’année scolaire et qu’il faut lutter contre la diabolisation des enseignants. Il a ajouté que le gouvernement a failli en refusant de négocier avec le syndicat et en établissant des conditions à la poursuite du dialogue.

« J’ai rencontré le chef du gouvernement, par deux fois il me dit qu’il va me rappeler pour parler de ce dossier et j’attends depuis. Quand une délégation du syndicat s’est déplacée pour rencontrer des représentants du gouvernement, trois personnes ont été dépêchées, personnes qui n’ont aucun pouvoir décisionnel et qui, au final, n’ont fait qu’offrir un café aux syndicalistes en somme. Cela dénote du sérieux qu’on accorde au sujet » a-t-il poursuivi.

 

« Je l’ai toujours dit et je m’y tiens, 2018 sera l’année de l’éducation publique et de la santé publique. Nos décideurs sont focalisés sur les élections de 2019, alors que le pays coule ! Mais nous, nous ne laisserons pas tomber nos militants et nous nous rangerons toujours de leur côté quoiqu’il advienne ! On nous parle de réformes douloureuses mais douloureuses pour qui ? Pour les fonctionnaires et les travailleurs mais pas pour les contrebandiers et les corrompus. On cherche par tous les moyens à ternir l’image de l’UGTT, on nous accuse de percevoir des dizaines de milliers de dinars alors que nous avons une pension de 250dt, et il en sera toujours ainsi, avec moi et après moi ! Nous nous battons pour les droits des opprimés et des pauvres et nous continuerons de mener ce combat contre ce que veut nous dicter le FMI entre autres » a lancé Noureddine Taboubi.

 

Le secrétaire général de la centrale syndicale a réitéré le refus de l’UGTT de réformer le secteur public à travers des cessations. « Je le dis et je le répète et je ne le répèterais jamais assez ! Oui, le secteur public est une ligne rouge ! Réformer oui, mais céder, il en est hors de question. On nous parle de sociétés déficitaires, qu’on vienne nous les montrer ! », a-t-il souligné.

« Il m’arrive de faire des voyages et de constater les prix notamment en Europe. En Belgique, le SMIC est de 1800 euros soit plus de 5000dt tunisiens et les prix des denrées sont les mêmes, voire moins chers là-bas alors que le Smic ici est de 350dt ! Cela ne peut plus continuer ! Et les accords qui ont été signés doivent être respectés, il y va de la crédibilité du gouvernement ! On ne peut pas nous dire qu’on a signé sans en réaliser les enjeux ! Un accord doit être respecté ! »

 

M.B.Z

 

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