Une conférence de presse a été donnée ce mardi 24 avril 2018, par le chef du gouvernement Youssef Chahed, en visite à Bruxelles, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.
M. Juncker a annoncé à cette occasion, une visite officielle en Tunisie les 23 et 24 juillet prochain, et la volonté de conclure, au plus tard en 2019 et sous son mandat, l’accord de libre-échange complet et approfondi, rappelant et réitérant le soutien de l’UE à la transition démocratique et économique tunisienne, « dont le progrès entamé depuis quelques années impressionne au plus haut point ».
« Le soutien de l’UE est acquis à la nation tunisienne. De 2011 à 2020 nous appuyons la démarche tunisienne par un montant de presque 10 milliards d’euros et nous allons continuer de faire preuve de solidarité envers la Tunisie et son peuple courageux » a-t-il souligné.
Lors de cet entretien, il a également été décidé d’augmenter de 30 mille tonnes la part d’huile d’olive exportée, faisant ainsi passer le contingent dédouané de 57 mille à 87 mille tonnes par an d’huile d’olive vierge, selon des sources de la présidence du gouvernement présentes sur place. Une décision qui suscite l\’enthousiasme de Jean-Claude Juncker qui a salué le rôle joué par Youssef Chahed en personne et ses efforts afin que cette décision aboutisse.
Pour sa part, Youssef Chahed a précisé que l’entretien avec le président de la commission européenne a porté sur de nombreux sujets et plus précisément sur le programme de coopération entre 2018 et 2020. Il a également été question de la gestion des financements accordés par l’UE et les priorités de la prochaine étape.
Le chef du gouvernement a indiqué qu’une équipe européenne sera présente pour suivre les Municipales en Tunisie et révélé, en outre, que l’accord de l’ALECA a été évoqué avec la volonté exprimée par la partie tunisienne de faire les choses progressivement.
Youssef Chahed a enfin réitéré la volonté de la Tunisie de respecter ses engagements envers le FMI et la Banque mondiale, annonçant la volonté d’engager une réflexion sur l’après-2020 avec le souhait de voir accordé à la Tunisie un statut exceptionnel digne de son expérience singulière.
Nizar Bahloul, envoyé spécial à Bruxelles












