En ce jour de vote pour les élections municipales, consacré aux agents de sécurité et aux militaires, l’Association pour l’intégrité et la démocratie des élections (Atide) a observé plusieurs irrégularités.
Atide a ainsi relevé que des observateurs ont été empêchés de suivre le déroulement du vote dans certains bureaux, notamment à Monastir au Kef ou à Béja.
Dans d’autres centres de votes les informations données aux électeurs étaient erronées en ce qui concerne l’emploi de l’encre électorale. Sachant que des mesures ont été prises pour que les agents de sécurité et les militaires n’utilisent pas l’encre pour qu’ils ne soient pas repérés.
Dans leur rapport préliminaire, les observateurs de Atide ont aussi constaté la présence d’un représentant de Nidaa Tounes dans un centre de vote, ce qui est contraire à la réglementation. Par ailleurs, un électeur a été harcelé par un agent d’un bureau de vote qui lui a dit : « Tu es un policier et tu viens voter ! ».
L’association a en outre fait part de l’absence des noms d’agents de sécurité et de militaires sur les listes électorales à Ben Arous. Les bureaux de l’Irie ont dû s’engager à les laisser voter le 6 mai avec les civils.
S.H










