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Fermeture des cafés pendant ramadan : Lotfi Brahem choque beaucoup de Tunisiens

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    En répondant à une question sur la fermeture des cafés, de jour, pendant ramadan, Lotfi Brahem, ministre de l’Intérieur, a vraisemblablement choqué beaucoup de monde. Et pour cause, Lotfi Brahem a déclaré ce vendredi 18 mai 2018 que la « minorité » non pratiquante doit respecter les croyances et rituels de la « majorité » pendant ramadan.

     

    Face à cette réponse qui divise la population en deux catégories, les réactions ne se sont pas faites attendre. Le dirigeant politique d\’Afek Tounes Mehdi Rebai a, dans un post Facebook, demandé à Lotfi Brahem de présenter « des excuses d’urgence » tout en soulignant qu’avec son affirmation, le ministre ne respecte ni la constitution ni les libertés individuelles.

    « Monsieur le ministre, si vous croyez qu’en disant cela vous allez vous faire des amis chez les ultra-conservateurs pour garder votre place, sachez que vous vous trompez ! » a écrit Mehdi Rebai en rappelant aussi au ministre que son rôle est d’appliquer la loi et rien de plus.

     

     

    La journaliste, Chahrazed Akacha est également montée au créneau en faisant remarquer que dans ce cas de figure se sont les minorités qui devrait, « logiquement » être protégées dans leurs droits.

    « Il est vrai que la majorité est musulmane mais il ne revient à personne de leur imposer de jeûner ! » a elle aussi écrit avant de questionner, justement : « Sinon, elle où la différence avec les rats (Daesh) ? ».

     

     

    D’après la comédienne Leila Toubel en revanche, le ministre est un peu perdu. « Il faut lui dire que les non-jeûneurs ne sont pas des terroristes et que le contenu d’un café, c’est simplement du café sans matériaux explosifs ajoutés » a elle écrit. C’est avec la dérision et l’humour que l’actrice a décidé de faire face au discours sectaire. Dans sans post, Leila Toubel fait aussi noter au ministre que « le non-jeûneur est un être humain pacifiste et non armé ! ».


     

    « Les problèmes sécuritaires sont-ils finis pour que le ministre de l’Intérieur s’occupe de qui mange et qui jeûne ? » a en revanche, questionné Sabrine Goubantini qui relève qu’aucun texte de loi ne limite les libertés des citoyens pendant ramadan et que le rôle de Lotfi Brahem et la protection des Tunisiens et non leurs croyances.

     

     

    L’association tunisienne de soutient des minorités a également vivement réagi ce vendredi, en demandant des explications par rapport au discours car si l’on parle d’une majorité musulmane, « alors la minorité devrait être constituée d’apostats ».

     

    S.A

     

     

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