Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a condamné, dans un communiqué rendu public ce jeudi 24 mai 2018, l’introduction de force du prédicateur controversé et président du parti Zitouna Adel Almi dans les locaux de Shems FM. Almi a en outre, attaqué et menacé les journalistes les accusant d’apostasie.
Le SNJT a, par ailleurs, appelé le ministère public à « accélérer les procédures de poursuite en justice à l’encontre de Adel Almi » qualifiant l’incident de grave.
Pour le SNJT, Adel Almi entretient des liens étroits avec le ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, ce qui lui a valu un traitement particulier de la part des forces de l’ordre qui sont intervenues afin de maitriser la situation au siège de Shems FM. Le syndicat a également souligné que ce type de traitement spécial contribue à propager l’impunité et légitime des assauts pareils contre les journalistes et les institutions médiatiques.
Adel Almi s’est, en effet, introduit de force, ce jeudi 24 mai 2018, dans les locaux de Shems FM dans le but de passer sur antenne et répondre aux propos de Slim Chiboub, qui l’avait évoqué la veille sur la même station. La rédaction de Shems FM, ayant refusé d’accorder à Almi la plage horaire 12h-14h par respect au planning établi, a été sujette à des menaces de mort et des accusations d’hérésie de la part du prédicateur, ce qui a nécessité l’intervention des forces de l’ordre.
B.L










