Le député du mouvement Irada Imed Daïmi a échoué ce jeudi 31 mai 2018 à faire intégrer les insultes à caractère régionalistes dans les délits punis par le projet de la nouvelle loi de lutte contre la discrimination raciale. La commission des droits et libertés a en effet voté contre cet ajout dans le texte qui sera transmis en plénière. C’est ce qu’indique le député sur sa page Facebook.
Sont dans le collimateur d’Imed Daimi, les termes « nouzouh » (arriviste), « jabri » (arriéré), zéro huit ( terme péjoratif dézinguant les citoyens originaires du nord ouest de la Tunisie), « men wra el blayek » ( terme humiliant pour les citoyens venant de villages peu habités et reculés de la Tunisie).

Pour l’ancien directeur du cabinet présidentiel, les Tunisiens originaires d’endroits reculés souffrent de discrimination quotidienne, dans les contrôles d’identité ainsi que dans leur promotion sociale, professionnelle et politique.
Suite au refus de sa modification, Imed Daïmi a préféré se retirer de la séance de la commission, considérant que le projet de loi sur la lutte contre les discriminations raciales ne le concerne plus.
N.B.G










