« Changer le chef du gouvernement est de la prérogative du président de la République et si nos positions sont proches de celles des autres, elles restent les nôtres et ne sont influencées par personne ! » a déclaré, ce vendredi 1er juin 2018, le membre du bureau exécutif de l’Utica, Khalil Ghariani, sur Mosaïque FM.
« Sur la question du remaniement nous n’avons pas d’attachement aux personnes et peu importe qui est à la tête du gouvernement, ce qui nous intéresse c’est l’intérêt du pays. On dit qu’on veut privatiser les entreprises publiques mais dans quel état va-on-les céder ? Il faut obligatoirement réformer car le secteur public est une charge sur le pays ! » a poursuivi Khalil Ghariani, soulignant que l’accord de Carthage n’est pas un simple groupement de signatures mais un engagement qu’il faut respecter et sur la base duquel il faut discuter.
En ce qui concerne la crise économique, le membre du bureau exécutif de l’Utica a estimé que les premières années de la révolution ont été consacrées à une transition politique qui s’est faite au détriment de l’économie. « Cela a fait que des problèmes conjoncturels se sont transformés en problèmes structures et cela risque de mener le pays à la dérive surtout que l’intérêt politique continue à primer sur la question économie et que les politiques ne font qu’adopter la stratégie du pompier » a-t-il ajouté.
« Nous ne voyons aucun avantage à remanier aujourd’hui le gouvernement alors que dans un an nous aurons des élections. Ce gouvernement, avouons le, a quand même ouvert les dossiers des réformes et puis les choses se sont accumulées depuis des années, depuis avant la révolution même. Changer de gouvernement ne sert à rien, ce qu’il faut faire c’est que nous voyons avec le gouvernement le chemin à emprunter ensemble pour l’intérêt du pays » a expliqué Khalil Ghariani.
« Nous accompagnons le gouvernement dans ses politiques, que ce soit au niveau de l’Utica ou de l’UGTT, il est normal que nous faisions un bilan et que nous demandions des comptes. A notre niveau, nous estimons que le secteur privé est considéré comme une vache à lait et cela nous rend fiers à la limite mais il faudrait aussi qu’on donne les moyens pour que ce secteur puisse continuer à assumer cette fonction. De l’autre côté, nous disons aussi à l’UGTT que chacun peut y mettre du sien et que, que ce soit les entreprises ou les travailleurs, nous portons cette responsabilité. Nous devons nous pencher aussi sur le problème du pouvoir d’achat surtout que les augmentations salariales, qui ont chargé les entreprises, n’ont finalement rien arrangé au problème et ceci a aussi pour explication que ces augmentations n’ont pas été accompagnées par une augmentation de la productivité» a-t-il conclu.
M.B.Z










