La commission parlementaire des droits et libertés a approuvé, ce mercredi 6 juin 2018, la Loi criminalisant la ségrégation raciale.
« Cette loi définie les crimes racistes, les mesures que peuvent prendre les victimes, les sanctions et peines et prévoit la création d’une commission nationale pour la lutte contre le phénomène et qui sera sous l’égide du ministère des droits de l’Homme », a déclaré Naoufel Jammali, président de la commission sur Mosaïque FM.
En ce qui concerne les peines, Naoufel Jammeli, a révélé qu’elles varieront entre 6 mois et un an de prison et seront accompagnées d’amendes allant de 500 à 1000 dinars.
« Des peines de 3 ans de prison et de lourdes amendes ont également été prévues pour les crimes graves », a assuré le président de la commission parlementaire, tout en soulignant que la chose la plus importante est qu’au travers de cette loi, « il y a maintenant une reconnaissance qu’en Tunisie, il y a un problème de racisme ».
Pour Naoufel Jammali, « cette loi ne va pas complètement éradiquer le phénomène, mais inscrit le pays dans une culture ».
En Tunisie, plusieurs actes racistes ont eu lieu ces derniers temps, les derniers en date, celui commis par une passagère Tunisair, qui a été débarquée de l’avion pour avoir maltraité une hôtesse de l’air, ou celui de l’étudiante burkinabè agressée par des personnes racistes.
S.A










