« Le ministère de l’Education a commencé à distribuer, jeudi 7 juin 2018, en cachette, un matériel de brouillage défectueux dans les centres d’examens du Baccalauréat ». C’est ce qu’a affirmé le secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, Lassâad Yaâcoubi, ce vendredi 8 juin 2018, au micro de Sameh Mefteh et Mohamed Bayar dans leur émission Houna Shems sur Shems Fm.
M. Yaâcoubi a estimé que les nouvelles technologies menacent la bonne tenue des examens, les surveillants étant incapables de les détecter et n’étant pas habilités à fouiller les élèves de surcroît. Il a indiqué que le syndicat a demandé l’acquisition depuis l’année dernière du matériel de brouillage. Mais, les «mains corrompues du ministère» ont bafoué ce dossier, a-t-il soutenu, en précisant que le ministre de l’Education, Hatem Ben Salem avait déclaré la veille d’une enquête a été ouverte à ce sujet, le défiant de prouver ses dires.
« Le matériel concerné par l’enquête a été distribué, en cachette, à partir de jeudi soir aux centres d’examen », a-t-il martelé.
Pour lui, il y a une mauvaise gestion du dossier. « Il fallait que le ministère mette une stratégie pour l’acquisition de matériel non-défectueux et sans recourir à des transactions douteuses et malhonnêtes. Une stratégie qui doit être conjuguée à une décision politique pour convaincre les opérateurs de couper les communications pendant les examens : l’intérêt du pays passant avant tout autre intérêt », a estimé Yaâcoubi.
«Le ministre actuel s’il est nommé dans le ministère de l’Education au Japon, le système éducatif tombera dans un délai plus court que de son passage au ministère», s’est-il insurgé.
I.N










