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Imed Daïmi rebondit en injures sur l’affaire des « 13 milliards »

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    C’est une fake news (fausse information) qui circule depuis un moment comme il en circule des centaines d’autres quotidiennement sur les réseaux sociaux. La fausse information en question prétend que l’UIB a bloqué un montant de 13 millions de dinars envoyés, depuis le Qatar, au député Irada Imed Daïmi. Business News a vérifié, depuis des semaines, ces données et n’a pas réussi à obtenir une quelconque preuve pour arriver à la conclusion qu’il s’agissait probablement d’une information erronée. Du temps totalement perdu pour nos journalistes qu’ils auraient pu investir ailleurs, puisqu’il n’y a eu aucun article publié. L’information aurait pu s’en arrêter là ou, au mieux, avec un démenti direct de l’intéressé, à savoir Imed Daïmi, ce qui était d’ailleurs le cas depuis plusieurs jours. L’affaire n’aurait même pas existé si Irada travaillait dans la transparence et diffusait, comme le stipule la loi et comme le font plusieurs partis comme Attayar, ses états financiers et les rapports de ses commissaires aux comptes.

     

    Mais tout cela c’est sans compter le côté aigri de Imed Daïmi qui ne rate aucune occasion pour dénigrer et injurier ses adversaires politiques. C’est même son jeu favori. La « victime du jour » s’appelle Bassel Torjman, l’homme de médias et lobbyiste tuniso-palestinien qui a rebondi, en insinuation très indirecte et ironique (capture ci-dessous) sur cette affaire.

     

    En guise de réponse, le député Imed Daïmi s’est confondu en injures de tous genres en mettant en doute son patriotisme envers sa propre patrie la Palestine, en le traitant de mercenaire, de traître, de comploteur, d’anti-révolutionnaire, d’écrivassier, travaillant pour l’entité sioniste, les régimes dictatoriaux et les lobbys de la corruption. Imed Daïmi s’interroge dans la foulée comment Bassel Torjman a obtenu la nationalité tunisienne « comme si le pays manque de traitres, d’espions et de mercenaires », dit-il.

     

    En bref, pour ne pas changer, le député dont le parti prétend être le champion de la bonne parole et du civisme, use du langage ordurier que l’on voit dans les pires publications des réseaux sociaux. Un comportement qui tombe sous le coup du code pénal et sanctionné par de la prison ferme, mais comme Imed Daïmi bénéficie de l’immunité parlementaire et sait à l’avance que ses collègues députés ne voteront jamais sa levée, il continue à faire ce qu’il veut en toute impunité.

     

    R.B.H.

     

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