Le syndicat national des forces de sécurité intérieure (SNFSI) a adressé, ce jeudi 28 juin 2018, une lettre ouverte au peuple tunisien, considérant que le conflit politique aura des répercussions négatives sur les institutions sécuritaire et pénitentiaire, ainsi que sur le rendement sur terrain des forces de sécurité intérieure.
« Chaque partie essaye d’avoir la mainmise que les ministères de l’Intérieur et de la Justice, ce qui présage un véritable danger, dont seul le peuple en paiera les frais. Depuis l’annonce de la guerre contre la corruption par le président de la République et le chef du gouvernement, les forces de sécurité intérieure ont fait plusieurs sacrifices. Des systèmes sécuritaires globaux ont été mis en place pour instaurer la stabilité, faisant de la Tunisie un modèle à suivre dans la lutte contre le terrorisme à l’échelle internationale. Ces réussites ont fait que les institutions sécuritaires et pénitentiaires soient la cible de plusieurs parties, afin de déstabiliser les forces de sécurité intérieure et de saper leur moral afin de permettre aux terroristes de revenir en Tunisie, pour servir des agendas locaux et étrangers. […] Le drame de Kerkennah a été exploité pour faire porter la responsabilité aux forces de sécurité et de les présenter en tant que boucs émissaires, pour y échapper devant l’opinion public et les familles des victimes, alors que la vérité est que la ville de Kerkennah était hors de contrôle depuis les évènements de Petrofac. Outre les agissements illégaux et inconstitutionnels de l’IVD qui tente de désespérer les agents de sécurité ».
Le syndicat tient à mettre en garde contre les conséquences des actes visant la stratégie nationale anti-terroriste à travers les dernières nominations au sein de la Garde nationale, et plus particulièrement, les dirigeants spécialisés dans la lutte contre le terrorisme, sans prendre en considération, ni la compétence, ni le principe de la continuité. La situation actuelle présage le retour de la tyrannie, l’injustice, la complaisance et le harcèlement des syndicalistes.
Ainsi, le syndicat réitère son entière confiance dans le peuple tunisien avec toutes ses composantes, et à leur tête, la centrale syndicale « tenant compte de son rôle national dans la préservation et le soutien de la neutralité et l’intégrité de l’institution sécuritaire ».
S.H










