L’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) a exprimé sa préoccupation face à la situation au passage frontalier de Ras Jedir et qui est fermé depuis près de 2 mois.
La centrale patronale assure qu’elle a multiplié cette dernière période les tentatives et les contacts avec les autorités officielles, à travers ses structures sectorielles, régionales et sa Chambre mixte tuniso-libyenne pour dépasser cette situation qui a eu des répercussions graves sur les intérêts des entreprises des deux pays, dont certaines qui sont au bord de la banqueroute, outre celles qui ont touchées les habitants des régions frontalières.
L’Union met en garde contre l’aggravation de la situation de jour en jour avec des pertes qui se cumulent, en particulier pour les sociétés liées par des contrats d’exportation avec des clients en Libye, et qui sont devenues caduques en raison du dépassement des dates de réalisation.
Bien que l’Utica reconnaisse la pertinence et la légitimité des revendications sociales des habitants et du droit de leurs enfants dans le développement et l’emploi, elle demande au gouvernement à œuvrer pour que ce passage ne soit pas pris en otage quelle que soit la justification. La centrale l’invite aussi à accélérer la coordination au plus haut niveau avec les autorités libyennes pour surmonter cette situation préjudiciable aux intérêts des deux peuples frères, avec la mise en place de mécanisme commun d’intervention pour éviter la fermeture du passage.
L’Union appelle également le gouvernement à adopter des mesures alternatives pour réduire les dommages causés par la fermeture et à envisager la création d’un point de passage de marchandises, qui réunit tous les éléments nécessaires à la fluidité des échanges commerciaux.
I.N










