L’ancien ministre de l’Energie, Kamel Bennaceur, est revenu, ce matin du lundi 3 septembre 2018, sur le limogeage du ministre de l’Energie, Khaled Kaddour et des hauts cadres de son département, estimant que cette décision était abusive et qu’un recours au Tribunal administratif aurait résolu le problème.
« Ce champ pétrolifère fût découvert en 1979. Sa rentabilité et la qualité du pétrole n’étaient pas avérées, c’est pour cela que l’Etap ne s’est pas associée au projet. Cependant, quand l’investisseur tunisien a acquis le projet en 2006, la question de la durée de la concession d’exploitation a été évoquée. D’une durée initiale de 50 ans, elle est passée, à priori à 30 ans, à la suite de l’adhésion du projet au Code des Hydrocarbures en 2000. Cela dit, le texte de loi était sujet à interprétation, du coup une consultation juridique a été lancée sur le sujet depuis 2009 et s’est étalée jusqu’à 2015. Ainsi, il est faux de dire qu’il ne s’est rien passé depuis 2009 dans cette affaire. Un autre point, ce projet a été présenté par le chef du gouvernement lors du Forum Tunisia 2020, et la Banque mondiale a décidé de soutenir ce projet à travers le SFI », précise Kamel Bennaceur, soulignant que ce projet est détenu par les familles Toumi et Bouricha, outre deux banques tunisiennes.
Et d’ajouter, « J’ai eu l’honneur de travailler avec l’équipe limogée dans cette affaire, et sa compétence n’est pas à remettre en cause. Idem, pour le ministre, Khaled Kaddour qui, de par sa compétence et ses années d’expérience, demeure une sommité dans le secteur. L’affaire, telle qu’elle est présentée ne nécessite pas le limogeage de tout le ministère, une enquête aurait été suffisante ».
S.H










