Le jeune homme qui a publié une « liste noire » de journalistes les accusant d’avoir reçu des financements britanniques, dans le but de reluire l’image du chef du gouvernement Youssef Chahed et de dénigrer ses opposants, a été arrêté dans la soirée du vendredi 7 septembre 2018.
Il s’agit du jeune Edyb Jebali, présenté par l’entourage de Hafedh Caïd Essebsi comme activiste politique. Le camp du directeur exécutif de Nidaa, à sa tête Borhen Bsaies, a d’ailleurs fustigé cette arrestation affirmant qu’elle a été motivée par des posts publiés par le jeune homme sur les réseaux sociaux où il a critiqué le chef du gouvernement.
Sauf que les faits sont tout autres. C’est suite à une plainte déposée par le Syndicat des journalistes tunisiens, après la publication de la fameuse liste, que les investigations ont débuté. Selon les sources de Business News, des preuves techniques irréfutables attestent de l’implication directe d’Edyb Jebali.
Lors de son interrogatoire, le jeune homme a avoué les faits, affirmant que des hommes politiques et une personnalité médiatique sont derrière les rumeurs qu’il a diffusées sur les réseaux sociaux et qu’il a agi en suivant leurs directives.
La liste des journalistes supposés avoir reçu un financement britannique, comprenait notamment Néji Bghouri, président du syndicat des journalistes, Mongi Khadhraoui, Ridha Kefi de Kapitalis, Nizar Bahloul de Business News ou encore Raouf Khalfallah de Akher Khabar. Toutes ces personnes ont été salies sur les réseaux sociaux et présentées en tant que traitres et mercenaires. Une campagne sans précédent a été lancée contre les médias, notamment Business News. Avec l’arrestation d’Edyb Jebali toute cette orchestration éclate au grand jour.
M.G










