Le chef du gouvernement était au rendez-vous ce samedi 15 septembre 2018 pour la rentrée scolaire. Au milieu des élèves qui s’apprêtent à entamer une année de dur labeur, qu’on espère sans grèves d’enseignants comme l’année dernière, Youssef Chahed se sent comme eux. Non pas pour la jeunesse, mais car il est comme eux concerné par un examen à la fin de l’année.
S’il a royalement zappé celui envoyé par son parti Nidaa, puisqu’il avait mieux à faire en s’occupant justement par la rentrée et par la loi de finances 2019, Youssef Chahed sait qu’il aura des comptes à rendre aux Tunisiens devant qui il se présentera l’année prochaine pour le véritable examen électoral. Le seul qui compte, pour les politiques, est en effet cet examen quinquennal et le chef du gouvernement sait parfaitement qu’il doit réussir cette année politique pour pouvoir réussir les élections.
Qu’il se présente pour la présidentielle ou qu’il se présente à la tête d’une formation politique pour les législatives, Youssef Chahed est convaincu qu’il ne peut réussir aucune élection, tant qu’il n’a pas réussi sa mission à la tête du gouvernement. Que Hafedh Caïd Essebsi lui gèle son adhésion ou l’exclut de Nidaa, il s’en moque, il sait qu’il ne peut rempiler ou être exclu que par les véritables Tunisiens patriotes pour qui la patrie passe bien avant les partis. Ce sont les électeurs qui rédigent les examens et il n’y a qu’eux qui gratifient et sanctionnent les politiques.
R.B.H










