L’ambassadeur-représentant permanent de la Tunisie auprès de l’Unesco, Ghazi Ghraïri est revenu, dans une déclaration accordée à Business News, ce jeudi 27 septembre 2018, sur la question de la protection et la conservation du site archéologique de Carthage.
Ghazi Ghraïri explique que le site de Carthage est un site classé au patrimoine mondial depuis 40 ans et qu’il y a toujours eu des problèmes notamment au niveau de la délimitation de l’espace classé.
« Le Comité du patrimoine mondial oblige les Etats dont les sites sont classés de présenter des rapports périodiques. Le rapport de la Tunisie a été soumis en début d’année à l’Unesco. Entre temps, il y a eu beaucoup de décisions assez positives qui ont été prises par les autorités tunisiennes. De ce fait, l’Unesco a publié une résolution se félicitant de ce qui a été fait en Tunisie et encourageant l’Etat à prendre davantage de mesures ».
Pour l’ambassadeur, ce qui a été relayé dans les médias tunisiens à propos d’une mise en garde de l’Unesco, n’a plus lieu d’être puisque la situation va en s’améliorant. Et d’ajouter : « Il s’agit d’un vieux dossier. Sous Ben Ali, il y avait eu déclassement de terrains archéologiques classés par l’Unesco pour qu’ils rentrent dans la propriété privée de certains. Après la révolution, la première chose qui a été accomplie, c’est qu’on a ‘renationnalisé’ ces terres pour les remettre entre les mains du patrimoine mondial ».
I.L.










