Le terroriste impliqué dans l’affaire de Ben Guerdane Adel Ghandri n’a pas usé d’armes blanches ou de barre en fer lors de l’agression perpétrée la veille contre le juge près du Tribunal militaire permanent de Tunis : il a réussi à atteindre le marteau en bois du juge et s’en est servi contre lui, a indiqué une source bien informée à Business News.
L’accusé a réussi à blesser le président de la Chambre au niveau de l’épaule ainsi qu’un autre juge, avant l’intervention des militaires pour maitriser la situation et le débordement qui s’est produit d’autres accusés ayant aidé Adel Ghandri. Ce qui signifie que ce dernier n’a pas introduit d’objet tranchant, surtout que l’inspection est faite rigoureusement le tribunal étant situé à l’intérieur d’un complexe militaire et à proximité d’une caserne.
Ainsi, le ministère public militaire a ordonné l’ouverture d’une enquête suite à l’incident et la poursuite des agresseurs. Les sources de Business News affirment qu’il est probable que le paragraphe 2 de l’article 126 du Code pénale, prévoyant la peine de mort et qui stipule «Est puni de mort quiconque se rend coupable de violences par usage ou menace d\’usage d\’armes, commises, à l\’audience, à l\’encontre d\’un magistrat», soit écarté, le marteau du juge n’étant pas considéré comme une arme. Les juges devraient se référer au premier paragraphe de ce même article et qui concerne l’agression d’un fonctionnaire public : «Si l\’outrage a été fait à l\’audience à un fonctionnaire de l\’ordre judiciaire, la peine d\’emprisonnement est de 2 ans».
Adel Ghandri a été condamné dans plusieurs affaires dont trois verdicts d’emprisonnement à perpétuité.
I.N










