Le dirigeant nahdhaoui et gendre de Rached Ghannouchi, Rafik Abdessalem a accordé, ce dimanche 26 mai 2019, une interview à Al Jazeera pour revenir sur plusieurs questions, dont la situation politique actuelle en Tunisie.
Rafik Abdessalem a indiqué que son parti n’a pas encore pris de décision concernant son candidat pour la prochaine présidentielle, soulignant que le parti penche pour un candidat consensuel. « Il est possible que ce soit Kamel Morjan, Youssef Chahed ou un autre candidat ayant une popularité et une compétence reconnue », a-t-il indiqué.
Revenant sur la dégradation de la position du mouvement dans les derniers sondages d’opinion, M. Abdessalem a indiqué qu’ Ennahdha maintient sa position en tête du classement pour les intentions de vote malgré la différence des taux indiqués. Toutefois, le dirigeant nahdhaoui a exprimé ses craintes quant à l’éventuelle récupération de ces résultats à des fins politiques.
Dans un autre contexte, Rafik Abdessalem a indiqué que les alliés d’Ennahdha après les prochaines élections vont être parmi les composantes du « Nidaa historique », dans la mesure où elles représentent les forces politiques centristes.
Il a, également, assuré que son parti ne craint pas la montée de Abir Moussi estimant qu’elle ne représente qu’une sorte de nostalgie à l’ancien régime et une icône de la contre-révolution. « On compte sur l’intelligence des Tunisiens pour déterminer leurs futurs choix et préserver les acquis de la révolution ».
S.H










