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Selim Azzabi : le chef du gouvernement n’a pas à démissionner !

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    Le secrétaire général de Tahya Tounes Selim Azzabi a estimé, lors de son intervention ce lundi 3 juin 2019, sur Mosaïque FM, que l’appel à la démission du chef du gouvernement Youssef Chahed n’est pas fondé.

     

    Selim Azzabi a précisé que dans un système parlementaire, le chef du gouvernement a parfaitement le droit d’être aussi le président d’un parti sans que cela ne veuille dire qu’il instrumentalise les appareils de l’Etat dans l’intérêt de son parti.

     

    Sur la question de la candidature de Youssef Chahed à la présidentielle, Selim Azzabi a déclaré qu’il s’agit d’une décision personnelle et que le chef du gouvernement n’a pas encore tranché sur la question.

     

    « La situation aujourd’hui est dangereuse. La situation internationale connait des tensions et le processus démocratique en Tunisie est menacé. Des financements étrangers coulent à flot en Tunisie et des parties étrangères s’immiscent dans la vie politique et cela est un réel danger. Tahya Tounes s’est donné pour mission de protéger le processus démocratique dans le pays et Youssef Chahed n’est intervenu que lorsque nous avions déjà tenu notre congrès, fait la tournée des régions et surtout quand nous avons uni notre famille politique et nous avons été les seuls à le faire sérieusement. C’est partant de cette volonté et avec cet objectif que nous avons estimé qu’il est nécessaire d’amender la loi électorale qui comporte de nombreuses failles » a confié Selim Azzabi.

     

    « Dire non au financement étranger et demander à ce que les candidats soient fiscalement en règle n’est pas de l’exclusion et il n’y a aucun article qui ne traite des patrons de médias, cette information est érronée » a-t-il ajouté, soulignant que le principe est de mettre en place une loi électorale valable pour tous, que ce soit pour les municipales ou la présidentielle.

     

    « Qui va succéder à Béji Caïd Essebsi, qui va tenir les rennes de la défense et être le commandant des armées, gérer la politique étrangère doit répondre à des critères précis? Si Youssef Chahed décide de se présenter nous le soutiendrons mais notre objectif actuel est les législatives… Youssef Chahed est le seul qui a voulu changer le système, il est le seul à avoir ciblé la corruption et le seul qui a dit non alors qu’on voulait le manipuler. On ne peut pas aujourd’hui parler du bilan de Youssef Chahed car il n’est pas le seul à devoir en porter la responsabilité. Le déficit du budget de l’Etat, les 200.000 recrutements dans la fonction publique, les accords qui ont été signés à la va vite ce n’est pas Youssef Chahed, c’est la Toïka. Ce bilan de la Troïka nécessite des années pour être redressé et si le chef du gouvernement a remis les choses sur les rails, il reste encore beaucoup à faire » a conclu Selim Azzabi.

     

    M.B.Z

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