Le député de la Coalition nationale, Sahbi Ben Fredj s’est indigné, dans un post publié aujourd’hui, mercredi 5 juin 2019, contre l’hypocrisie qui règne sur le marché de la cigarette électronique en Tunisie.
« J’ai découvert le marché de la Vape pendant le mois de Ramadan. J’ai découvert un monde de mauvaise gestion, de mauvaise foi et de décisions irresponsables et contre toutes les logiques : la cigarette électronique est interdite en Tunisie, elle n’est en fait pas interdite par la loi, mais dans la pratique. En gros, la loi interdit d’importer le matériel nécessaire et accorde ce monopole à la RNTA qui n’a pas importé une goutte de liquide ou une seule cigarette électronique et qui n’a donc vendu aucune cigarette depuis trois ans », a écrit le député.
« Résultat des courses, la mise en place d’un marché parallèle, la profusion de produits contrefaits et qui ne sont soumis à aucun contrôle et la perte en terme d’opportunités d’emplois, dans un secteur prometteur et en plein essor. Je pense que c’est une bonne question à adresser au ministre des Finances, l’interroger sur la RNTA… », a conclu Sahbi Ben Fredj.
C’est une des rares interventions de la part d’un officiel tunisien sur un sujet pourtant épineux. Voilà des années que les cigarettes électroniques sont vendues dans des circuits parallèles et que l’agence qui détient le monopole de ce commerce est incapable de répondre à un besoin réel et immédiat.

M.B.Z










