Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Imed Daïmi: je n’ai pas accusé Chokri Belaïd de collaboration avec Ben Ali !

Article réservé aux abonnés

    L’élu Harak Tounes Al Irada, Imed Daïmi est revenu, ce mardi 11 juin 2019, sur ses déclarations à l’encontre du leader de gauche, Chokri Belaïd publiées dans une interview accordée au site Watan.  

     

    M. Daïmi avait, en effet, accusé le secrétaire général du Parti unifié des patriotes démocrates (Al Watad) d’avoir collaboré avec l’ancien chef de l’Etat, Zine El Abidine Ben Ali et déclaré que les dirigeants de ce parti n’avaient pas milité contre sa dictature.

     

    Intervenant sur les ondes de Jawhara FM, Imed Daïmi a précisé qu’il n’a pas attaqué Chokri Belaïd et que ses propos ont été sortis de leur contexte à travers « un titre erroné et sensationnel dont il n’assumera pas la responsabilité ».

     

    Et d’ajouter qu’il avait présenté, dans cette interview, une analyse politique où il avait parlé de la crise des partis de gauche et indiqué que Al Watad était en « alliance objective » avec Ben Ali et qu’il ne parlait pas d’une collaboration avec l’ancien président de la République.

     

    Ainsi, il s’agissait d’une « convergence de points de vue concernant certaines causes à un moment bien déterminé » entre Al Watad et Ben Ali.

    Imed Daïmi a également indiqué que la plainte déposée par Al Watad à son encontre à cause de ses propos « n’a aucun sens vu qu’elle s’oppose à une analyse politique ». Elle vise par ailleurs à « instrumentaliser la justice dans le cadre des différends politiques ».

     

    Pour Imed Daïmi, la dénonciation de ses propos s’inscrit dans le cadre d’une « surenchère entre les composantes du Front populaire étant donné la crise interne le secouant ». C’était une occasion pour le Courant populaire, un « petit parti » de se positionner au premier rang au sein du FP en protestant en premier contre les déclarations du député.

     

    Rappelons que les propos de Imed Daïmi ont été vivement contestés par plusieurs composantes de gauche à l’instar du Courant populaire, du Front populaire et de Al Watad qui ont jugé que ces déclarations étaient « irresponsables, agressifs et portent atteinte à l’image du martyr Chokri Belaïd ».

    En dépit des excuses présentées par M. Daïmi sur sa page Facebook, Al Watad a décidé de porter plainte contre lui.  

     

    B.L


    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *