La présidente du PDL, Abir Moussi a accordé, ce lundi 17 juin 2019, une interview à la chaîne France 24 pour revenir sur les propositions d’amendement du Code électoral et des perspectives de son parti pour l’étape à venir.
Abir Moussi a indiqué que son tort est d’avoir gagné la confiance des Tunisiens et que son parti a retrouvé sa place sur l’échiquier politique. Revenant sur les propositions d’amendement du Code électoral, elle a affirmé être concernée et visée par ses dispositions. « Ils ont peur de nous. Bien que je ne croie pas aux résultats des sondages d’opinion, je reste convaincue que nous sommes les premiers sur le terrain. Ils ont confectionné cette loi sur mesure sur ordre des Frères musulmans. Ce projet est une honte et nous allons nous y opposer par tous les moyens légaux ».
La présidente du PDL a, également, indiqué qu’elle n’est pas un phénomène passager et que son projet est de réviser la constitution élaborée par « les Frères musulmans ». Elle a ajouté qu’actuellement, son parti ne fait pas confiance aux acteurs de la scène politique et qu’il n’y a aucune perspectives d’alliance.
« A la suite des élections, nous pourrons nous allier aux partis qui sont d’accord avec nos principes, à savoir, la mise à l’écart des islamistes lors de la formation du gouvernement sans se conformer aux quotas partisans. Le prochain gouvernement doit impérativement se baser sur les compétences afin de résoudre les problématiques urgentes d’ordre économique et social ».
S.H










