La présidente du PDL, Abir Moussi a été présente, ce jeudi 20 juin 2019, sur le plateau de Myriam Belkadhi sur la chaîne El Hiwar Ettounsi pour revenir sur les derniers amendements de la loi électorale et les accusations portées à son encontre.
Abir Moussi a indiqué, dans un premier temps, que son parti a entamé l’internationalisation des affaires de violations des droits de l’Homme et des dépassements du gouvernement actuel et des partis au pouvoir. « Nous avons eu recours aux instances internationales dans la mesure où il existe des conventions internationales signées par la Tunisie qu’il faut respecter. Il est tout à fait possible de les exploiter également. Notre parti agit en toute légalité et dans le respect des lois en vigueur. Nous ne nous adressons pas aux ambassades étrangères pour demander un soutien. Nous respectons tout à fait la souveraineté nationale contrairement aux rumeurs qui circulent à ce sujet », a-t-elle réagi aux rumeurs qui circulent au sujet d\’un supposé soutien étranger.
Revenant sur les derniers amendements de la loi électorale, Abir Moussi a assuré que le passage de cette loi est « une honte », soulignant qu’elle n’est pas visée. « Ils n’ont rien à reprocher à notre parti, ils ont ajouté un point concernant le discours. Ainsi les anciens rcdistes dont le discours leur convient peuvent se porter candidats, les autres sont exclus. En ce qui concerne Nabil Karoui, ils comptaient sur lui et il leur a tourné le dos. Ils veulent puiser dans notre réservoir électoral et détourner les regards vers Nabil Karoui. Il est plus facile pour eux de s’allier avec lui, chose impossible avec nous ».
Dans un autre contexte, la présidente du PDL a indiqué qu’elle a adressé une correspondance au gouverneur de la Banque centrale, afin qu’il notifie la Ctaf de tout virement étranger effectué sur le compte courant du parti et d’alerter les autorités compétentes de tout versement douteux de provenance locale. « Nous ne pouvons contrôler les virements qui nous parviennent, ainsi nous pouvons facilement être piégés. N’importe qui peut verser de l’argent sur le compte du parti afin de nous faire impliquer dans des histoires de financements étrangers. Toutefois, tout le monde sait que nous étions les premiers à dénoncer ces pratiques. D’ailleurs, notre plainte déposée en 2017 à cet effet a été rejetée par la justice. Selon eux, nous n’avions pas la qualité requise pour cela ».
S.H










