Le journal Le Monde a consacré son éditorial du samedi 29 juin 2019, à une analyse de l’actualité en Tunisie à la suite des deux attentats perpétrés le jeudi 27 juin coïncidant avec la dégradation de la santé du président de la République Béji Caïd Essebsi.
Le journal est revenu sur les deux attentats soulignant la nette amélioration de la situation sécuritaire en Tunisie depuis 2015. Toutefois, il s’est étalé sur la situation politique en pointant le vide politique causé par l’absence de la Cour Constitutionnelle.
« Cette carence, due à de mesquins calculs partisans, est une faute politique doublée d’une faute morale. Elle entache et fragilise la « transition démocratique » tant célébrée à l’étranger. La Tunisie ne pourra prétendre devenir un Etat de droit digne de ce nom tant qu’elle sera dépourvue d’une instance de contrôle de la constitutionnalité des lois. De cette infirmité juridique, l’élite politique du pays porte la seule responsabilité. Collectivement, le président de la République, le gouvernement et les partis politiques représentés au Parlement sont à blâmer pour avoir échoué à mettre en place la Cour constitutionnelle », lit-on intégralement dans l’article.
S.H










