L’ambassadeur de l’Union européenne à Tunis, Patrice Bergamini a accordé une interview au journal « Le Monde », publiée sur ses colonnes en date du 9 juillet 2019. Une interview où il évoque les projets de l’UE en Tunisie, les difficultés économiques que traverse le pays, celles autours de l’Aleca ou encore la situation géopolitique dans la région.
Pour Patrice Bergamini, la Tunisie est aujourd’hui « moins équipée socialement et économiquement qu’elle devrait l’être pour se protéger des turbulences en Libye ou demain peut-être en Algérie ». Dans ce sens, le diplomate estime que les vainqueurs des prochaines élections doivent faire évoluer « un modèle économique faisant la part belle aux positions monopolistiques ».
Patrice Bergamini évoque la controverse qui accompagne l’Aleca qui se retrouve attaqué « en raison de la campagne électorale, mais sur des arguments infondés, mal renseignés ou de mauvaise foi ». Selon ses dires, la résistance à l’Aleca est le fait de positions monopolistiques, assurant que si l’Union européenne doit aider la transition économique tunisienne, « c’est parce qu’il y a des positions d’entente, de monopoles. Certains groupes familiaux n’ont pas intérêt à ce que de jeunes opérateurs tunisiens s’expriment et percent ».
Le diplomate estime que la Tunisie, aurait plus à gagner que l’Europe avec l’Aleca, « puisque la transition démocratique ne pourra marcher que s’il y a une transition économique, que s’il y a une redistribution de la richesse nationale ». Il évoque également l’instabilité de l’environnement régional qui fait qu’il pourrait y avoir urgence. Pour Patrice Bergamini, l’UE « ne veut pas perdre le soldat Tunisie en cours de route ».
I.L










