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Les lieux publics ne pourront porter le nom de BCE que trois ans après son décès

 

 

Un décret gouvernemental, datant du 12 juillet 2019, régissant les méthodes d’attribution des noms de personnes physiques aux sites géographiques situés sur le territoire de la République tunisienne, stipule que les noms des personnes décédées ne peuvent être attribués à des sites dans un délai inférieur à trois ans à partir de la date du décès.

Ainsi, le décret précise que les noms de personnes physiques encore en vie ne peuvent être attribués aux sites géographiques. Il stipule également que les noms des personnes décédées depuis moins de trois ans ne peuvent être attribués à des sites sauf dans le cas où il s’agit de martyrs de la sécurité intérieure, des forces militaires ou de la douane tunisienne, tombés dans des attaques terroristes.

 

Rappelons que la municipalité de Carthage a décidé de donner le nom du défunt président de la République Béji Caïd Essebsi à l’une des principales rues de la ville historique, suite à son décès survenu le 25 juillet. Cette décision préliminaire a été votée à l\’unanimité par l\’ensemble des membres du conseil municipal, en attendant son passage au vote lors de la prochaine réunion ordinaire.

Dans une déclaration à Business News, Zied El Héni, président de l\’arrondissement Carthage-Byrsa, a affirmé que cette décision a fait l\’unanimité au sein du conseil. «Tous les membres du conseil municipal ont approuvé l\’idée, peu importent leurs appartenances politiques ». Zied El Héni a souligné, dans un post publié sur les réseaux sociaux, que la décision des conseillers municipaux de Carthage n’est pas concernée par ce décret gouvernemental, « dans la mesure où il s’agit d’un hommage exceptionnel pour un président aimé et pleuré avec sincérité, qui ne peut attendre trois ans pour être exprimé ». Il a précisé, en outre, que ce décret gouvernemental n’a pas tenu compte de la fondamentale n ° 29 de 2018 concernant le code des collectivités locales, qui donne aux municipalités dans son chapitre 240 les pouvoirs absolus pour nommer les avenues, les rues et les places. « Nous ne reculerons pas à mon avis quant à la mise en œuvre de notre décision. Nous ferons appel au Tribunal administratif si nous en sommes empêchés et nous sommes convaincus que nous gagnerons la bataille juridique » a conclu Zied El Héni.

 

Il est à noter également que Fethi Laâyouni, maire de la municipalité du Kram, avait aussi annoncé le 24 juillet, soit la veille du décès du président, le changement du nom du Stade du Kram pour lui attribuer celui de Béji Caïd Essebsi.

 

 

M.B.Z

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