A chaque campagne ses abus et imperfections, mais aussi ses coups bas. En la matière, les islamistes font des records en bassesse et, cette fois, ce ne sont pas les islamistes d’Ennahdha ou les salafistes qui en sont derrière, mais les proches de « la coalition de la dignité ». Cette coalition regroupe tous les radicaux « islamisto-révolutionnistes » allant de Rached Khiari à Abdellatif Aloui en passant par Maher Zid et Seïfeddine Makhlouf, l’avocat évadé fiscal, double candidat aux législatives (Tunis1) et à la présidentielle.
En matière de records de bassesse, l’un des candidats de cette coalition, Maher Zid en l’occurrence, s’est attaqué hier à Rania Barrak, conseillère de Abdelkrim Zbidi, non pas pour la critiquer, mais pour l’injurier et la dénigrer. Allant dans le détail du détail, il a touché l’honneur de cette dame en parlant de sa vie privée et intime, de ses relations avec de hauts dignitaires israéliens et l’accuse carrément d’espionnage au profit du Mossad et des services secrets français. Un crime digne de la peine capitale que Maher Zid n’hésite pas à accuser une adversaire.
Un autre candidat, Seïfeddine Makhlouf (redevable de plus de 200.000 dinars dans un redressement fiscal) partage des appels à la haine dans lesquels, il promet aux journalistes Lotfi Laâmari, Mohamed Boughalleb, Maya Ksouri, Myriam Belkadhi, Nizar Bahloul et Ridha Kéfi de la prison et des travaux forcés au Sahara.
Il se trouve que Seïfeddine Makhlouf n’a toujours pas réussi à collecter les 10.000 parrainages nécessaires à sa candidature à la présidentielle en dépit des centaines de milliers de fans dont se prévalent ses colistiers et lui-même.
Y aura-t-il des dépôts de plainte, le parquet réagira-t-il face à ces enragés des élections qui transforment une campagne électorale en champ de bataille où tous les coups sont permis et où, surtout, l’on terrorise tous les intervenants ?
R.B.H.










