Le chef du gouvernement et président du parti Tahya Tounes, Youssef Chahed a annoncé lors de la réunion du conseil national élargi du parti, tenu ce jeudi 8 août 2019, qu’il se présente pour l’élection présidentielle.
Après avoir été salué par les dirigeants du parti et invité à présenter sa candidature à la présidentielle, l’hymne national a été entonné dans la grande salle du palais des Congrès.
Youssef Chahed a remercié son parti de l’avoir proposé comme candidat à la présidentielle. « Etre candidat pour la présidentielle est une grande responsabilité, et la responsabilité j’en connais quelque chose. Je l’ai assumée durant 3 ans dans une conjoncture difficile en faisant primer l’intérêt de l’Etat. La responsabilité est de ne pas répondre au dénigrement et aux diffamations bien que j’en ai subi plusieurs. On nous a accusés d\’avoir un bilan négatif, mais nous avons réalisé plusieurs réformes. Des réalisations dont on en parle pas comme l’augmentation des pensions des retraites et de celles accordées aux familles démunies ainsi que les projets dans les énergies renouvelables. On m’a accusé de faire le show avec la guerre contre la corruption, mais réellement, la guerre était dirigée contre moi », a déclaré le chef du gouvernement et président de Tahya Tounes.
Youssef Chahed a ajouté que les amendements du Code électoral s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre la corruption pour barrer la route aux évadés fiscaux et pour ne pas avoir des candidatures folkloriques. « Toujours dans le cadre des rumeurs, ils ont dit que j’ai fait conclu un marché avec Ennahdha pour démissionner du gouvernement et me présenter à la présidentielle : Alors voilà, je n\’ai pas démissionné à l\’époque et je n\’ai conclu aucun pacte avec Ennahdha », a-t-il dit ajoutant qu\’il se présente aujourd\’hui à la présidentielle sous la bannière de Tahya Tounes.
Chahed a tenu à préciser : « Ils ont dit que j\’étais l\’oiseau rare d\’Ennahdha. Finalement, Ennahdha a présenté son candidat et ce n\’est pas moi. Je suis le candidat de Tahya Tounes et de la classe démocratique et progressiste».
S.H










