En cette période pré-électorale, tous les moyens sont bons pour tenter de manipuler les futurs électeurs et pour influencer l’opinion publique tunisienne. Le premier outil utilisé dans cette optique est l’invention de sondages d’opinion et leur publication sur les réseaux sociaux.
Ces faux sondages sont utilisés pour donner l’impression que tel ou tel candidat est favori pour la prochaine élection présidentielle qui doit se tenir le 15 septembre prochain. D’autres sont utilisés pour montrer l’un des candidats sous un meilleur jour en simulant une montée fulgurante.
Nébil Belaam, directeur général d’Emrhod Consulting, l’un des instituts de sondage sérieux qui exercent en Tunisie, avait tiré la sonnette d’alarme le 17 août 2019 concernant une société du nom de STRATEGE Consulting qui effectuerait des sondages en Tunisie. M. Belaam écrit que cette société « n’est répertoriée dans aucun des Directory des organisations officielles ».

Le foisonnement de faux sondages noie les sondages fiables qui sont effectuées aussi bien en interne par certains partis politiques ou par des instituts dont la renommée est connue. L’interdiction de la publication de sondages imposée par l’Isie a certainement favorisé cette situation en privant les médias de la possibilité de faire le tri entre ces différentes manœuvres et d’aider l’électeur à, au moins, savoir reconnaitre un faux sondage…
M.A










